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L’accès aux services pour les personnes handicapées : une priorité de la campagne 2012
Date de publication: 2012-08-13

Consulter la lettre avec tous ses signataires:


Mesdames et Messieurs les candidats aux élections générales,

 

À l’occasion de la présente campagne électorale, les organismes réunis au sein de la coalition du Mouvement des personnes handicapées pour l’accès aux services (PHAS) vous interpellent pour améliorer l’accessibilité des services sociaux et de santé pour les personnes ayant une déficience et leur famille. Vous avez la capacité de faire la différence pour des milliers de Québécoises et de Québécois parce que les problèmes d’accès aux services se règlent en premier lieu au niveau politique.

Les personnes ayant un handicap nécessitent des services et de l’assistance pour combler leurs besoins essentiels comme la préparation de repas, l’hygiène personnelle ou les tâches ménagères. Des services spécialisés sont aussi requis tel que physiothérapie, ergothérapie, orthophonie, etc. Les services sociaux et de santé permettent la participation sociale et l’épanouissement des personnes handicapées.

Malheureusement, les services pour les personnes handicapées font souvent défaut, sont incomplets ou insuffisants. Les parents, les familles et les proches doivent pallier les manques et répondre aux besoins par leurs propres moyens avec des conséquences indésirables et préjudiciables comme l’épuisement, l’exclusion, la détresse, l’appauvrissement, etc.

Un problème de taille

 

Au Québec, près d’une personne sur 10 vit avec une incapacité. Les personnes handicapées sont parmi les plus marginalisées et les plus pauvres de notre société. L’absence de services est préjudiciable aux personnes et à leur famille.

De 2001 à 2006, le taux d’incapacité a augmenté de 23 %1. Les naissances et le vieillissement de la population font augmenter la demande pour les services sociaux et de santé pour les personnes ayant des limitations. Les personnes âgées et les personnes handicapées ont besoin de services similaires, comme l’audiologie, inévitablement cela exercera plus de pression sur le réseau et occasionnera des délais d’accès préjudiciables à tous.

Le handicap est un obstacle à l’emploi qui augmente l’incidence de la pauvreté chez les personnes ayant une déficience. Le Québec est la province où le taux de pauvreté chez les personnes handicapées est le plus élevé au pays2.

Dans environ 100 000 familles québécoises, il y a un enfant mineur handicapé et dans près de 45 000 autres, un enfant majeur. Pour les parents d’un enfant ayant une déficience physique, intellectuelle ou un trouble envahissant du développement, l’absence ou l’insuffisance de services adéquats signifie qu’un des parents doit laisser son emploi pour s’occuper de l’enfant. Comme les personnes handicapées ont besoin de services tout au long de leur vie, les parents risquent d’être maintenus hors du marché du travail pour de longues périodes et de s’appauvrir.

 

Nos attentes envers le prochain gouvernement

Pour le Mouvement PHAS et ses partenaires, l’accès à des services sociaux et de santé est une des conditions primordiales pour favoriser la participation sociale des personnes handicapées et de leur famille.

Aujourd’hui, nous attendons des engagements fermes de votre part pour améliorer et assurer l’accessibilité, la gratuité, l’intégralité, la continuité, et l’universalité des services publics qui répondent aux besoins des personnes handicapées et de leur famille. Tout doit être mis en œuvre pour que les personnes handicapées et leur famille aient accès à une gamme complète de services de qualité en quantité suffisante dans un délai socialement raisonnable partout au Québec pour répondre à l’entièreté des besoins des personnes ayant une déficience.

● Pour favoriser le développement des personnes handicapées, nous voulons une gamme de services complète de soutien à domicile, de services socioprofessionnels et de réadaptation (ergothérapie, orthophonie, physiothérapie, réadaptation comportementale);

● Pour répondre à l’ensemble des besoins des personnes et des familles à toutes les étapes de développement, nous voulons un accès rapide à la stimulation précoce, à l’intégration scolaire, et à l’intégration en milieu de travail.

● Pour le bien-être des personnes handicapées et des familles, nous voulons l’accès aux services dans des délais socialement raisonnables, en quantité suffisante, et ce, tant et aussi longtemps que requis.

● Pour éliminer les délais d’attente actuels et répondre à l’augmentation prévisible de la demande de services, nous voulons l’injection de nouvelles ressources financières et humaines pour toutes les déficiences et tous les groupes d’âge et non uniquement l’indexation.

● Pour prémunir les personnes handicapées et leur famille de la précarité économique, nous voulons l’accès accru et la bonification des subventions du programme de soutien à la famille.

● Pour éviter l’épuisement et l’isolement des familles, nous voulons un accès à des services de répit, de gardiennage et d’appui aux tâches quotidiennes.

1 Centraide, 2011. Ressources pour personnes handicapées, Analyse de secteur.

2 Conseil des Canadiens avec déficienceshttp://www.ccdonline.ca/fr/socialpolicy/poverty-citizenship/ demographic-profile/geography

Semaine québécoise des personnes handicapées : Connaître les besoins pour mieux les combler.
Date de publication: 2012-05-31
Montréal, le 31 mai 2012 — Chaque année les activités organisées dans le cadre de la Semaine québécoise des personnes handicapées (SQPH), du 1er au 7 juin, ont pour but de sensibiliser la population au respect des différences et faire connaître les réalités vécues par les personnes handicapées et leur famille.

Sensibiliser à une réalité pénible.
La SQPH est le moment tout indiqué pour prendre conscience que l’accessibilité aux services sociaux et de santé pour les personnes handicapées est problématique : délais d’attente, insuffisance et coupures des heures de services, services incomplets, etc. Ces situations ont de nombreuses répercussions pour les personnes elle-même, leur famille et leur entourage.

C’est le temps de mettre en lumière des situations inacceptables : de jeunes adultes lourdement handicapés sont placés en CHSLD, des parents quittent leur emploi pour s’occuper de leur enfant handicapé faute de services, des adultes dans la quarantaine ayant une déficience intellectuelle retombent à la charge de leurs parents âgés en raison de coupures… 

Disons-le, avec un réel accès à des services suffisants et avec des adaptations nécessaires quand il y a lieu, les personnes ayant une déficience parviennent à mener leur vie semblablement à tout le monde. C’est dans l’absence de services que les différences surgissent entre les personnes handicapées et la population en général.

Sensibiliser aux besoins pour y répondre.
Se limiter à sensibiliser la population aux besoins des personnes ayant une déficience est insuffisant. Prendre acte de réalités préjudiciables et inadmissibles impose en retour d’agir pour améliorer la vie des personnes handicapées et de leur famille.

Qui sensibiliser?
Qui devons-nous sensibiliser au fait que le handicap est un état permanent qui nécessite des services continus tout au long de la vie?

Qui devons-nous sensibiliser au fait qu’obtenir des services adéquats, de qualité, en quantité suffisante et au bon moment est un préalable à la participation sociale des personnes handicapées?

Au premier chef, dans notre réseau public de services sociaux et de santé, le ministre de la Santé et la ministre déléguée aux Services sociaux doivent être sensibles et conscients des réalités vécues par les personnes handicapées, car, ils sont à même de faire adopter des mesures qui amélioreront l’accès aux services et par le fait même la vie des personnes handicapées.

Quels engagements pour la participation sociale des personnes handicapées?
Des engagements doivent être pris rapidement pour assurer l’accessibilité, la continuité et l’intégralité des services. À quoi pouvons-nous nous attendre comme engagement du gouvernement à l’occasion de la SQPH? Inscrire une semaine de sensibilisation au calendrier c’est bien, mais inscrire les besoins des personnes handicapées comme priorité politique c’est encore mieux.

La SQPH à Montréal.
Nous vous invitons à venir en grand nombre à l’événement festif « Différents comme tout le monde » avec des prestations de Marco Calliari, de Misses Satchmo et de nombreux autres invités le 6 juin prochain entre 11 h et 15 h au parc Émilie Gamelin, coin Berri et Sainte-Catherine Est.
Accès aux services pour les personnes handicapées : Plus de gens se partagent une tarte qui ne grossit pas !
Date de publication: 2012-03-19

Montréal, le 19 mars 2012- Pour les personnes handicapées du Québec, l'attente de services sociaux et de santé est une période d'absence de services. Les longs délais d'attente, les diminutions et les ruptures de services sont préjudiciables pour les personnes ayant une déficience et leur famille. Pour le Mouvement PHAS, il est impératif que le réseau de la santé et des services sociaux dispose des ressources nécessaires afin de garantir l'accès à des services de qualité, en quantité suffisante et sans délai aux personnes ayant une déficience.

Nous appréhendons que le prochain budget du gouvernement Charest en fasse encore trop peu pour améliorer l'accessibilité aux services pour les personnes ayant un handicap et leur famille. À défaut de disposer des moyens nécessaires pour assurer l'accès aux services, c'est la participation sociale des personnes handicapées et de leur famille qui est compromise.

« Mon garçon a perdu des heures de service pour pouvoir réduire la liste d'attente, pour pouvoir prendre le plus possible d'enfants ».

Cette situation rapportée par la mère d'un enfant ayant un trouble envahissant du développement, est l'exemple typique de la façon dont le Ministère de la Santé et des Services sociaux s'y prend pour que plus de personnes handicapées accèdent aux services sans ajouts significatifs de ressources.

Dans une perspective comptable, fractionner la quantité de services actuels pour les redistribuer entre davantage de personnes fait en sorte que plus de gens en reçoivent. Cela améliore artificiellement l'accès aux services sans pour autant régler quoi que ce soit.

Au final, tout le monde perd. Comme plus de personnes handicapées se partagent la tarte des services, qui ne grossit pas, la part de chacun réduit inévitablement. Davantage de gens accèdent à des services insuffisants pour répondre à leurs besoins. En sachant que sous un certain niveau d'intensité les services sont inopérants, nous comprenons tous l'importance d'accéder aux services appropriés en quantité suffisante.

Escompter répondre à une demande croissante de services sans nouvelles ressources est illusoire.

Le nombre de personnes ayant une déficience ne cesse d'augmenter, principalement dans les régions où il y une croissance démographique comme en Montérégie ou sur la Rive-Nord. Confronté à cette forte demande de services spécialisés, penser réussir à donner plus de services avec les mêmes ressources est illusoire.

La « juste part » du réseau de la santé et des services sociaux : garantir l'accès aux services.

Le Ministre Bachand veut que les Québécoises et les Québécois payent leur « juste part » des services qu'ils reçoivent. Une telle orientation accroîtra la pression, la précarité et l'insécurité financière des personnes handicapées et de leur famille parce que le handicap est un état permanent qui requiert des services fréquents de façon continue.

Les difficultés d'accès aux services se répercutent sur l'entourage et les familles qui doivent pallier l'absence et à l'insuffisance de services. Il est courant qu'un parent quitte son emploi pour s'occuper d'une personne handicapée avec toutes les conséquences socioéconomiques que cela implique. Au lieu de décharger ses responsabilités sur les épaules des personnes handicapées, des familles et des « aidants naturels » pour pallier les défaillances du réseau, le Mouvement PHAS réclame que l'État assume ses responsabilités et devoirs prévus dans la loi sur la santé et les services sociaux en donnant les services que les personnes handicapées sont en droit de recevoir.

Des ressources pour favoriser la participation sociale des personnes ayant une déficience.

Très peu et très tard. C'est l'impression que laisse l'investissement annoncé le 22 janvier dernier par la ministre Dominique Vien. Les 8 millions saupoudrés dans les 94 CSSS et 41 centres de réadaptation du Québec sont à dépenser avant le 31 mars. Bien qu'insuffisantes, est-ce que ces sommes seront récurrentes?

L'accès aux services sociaux et de santé est le premier levier pour permettre une réelle participation sociale des personnes handicapées. En recevant des services de réadaptation, d'adaptation, de stimulation précoce, de soutien à domicile, etc., les personnes ayant une déficience peuvent poursuivre des études, travailler et contribuer à la collectivité.

Ce que nous espérons du budget présenté le 20 mars prochain? Nous souhaitons que le gouvernement Charest accorde les ressources humaines et financières suffisantes pour garantir l'accès à l'intégralité des services sociaux et de santé requis pour les personnes handicapées du Québec.

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Huit millions saupoudrés dans 94 CSSS et 41 centres de réadaptation
Date de publication: 2012-01-25

Montréal, le 25 janvier 2012- L'Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l'intégration des personnes handicapées (AQRIPH), la Confédération des organismes de personnes handicapées du Québec (COPHAN) et le Mouvement des personnes handicapées pour l'accès aux services (PHAS) se questionnent sur l'impact réel qu'aura l'investissement des 8 millions de dollars annoncés par Madame Dominique Vien, ministre déléguée aux Services sociaux.

La ministre identifie à bon escient plusieurs besoins, notamment le soutien aux familles et l'amélioration de l'accès aux services spécialisés de réadaptation. Face à l'annonce de Mme Vien, l'AQRIPH, la COPHAN et le mouvement PHAS restent perplexes. Que compte obtenir madame la ministre avec si peu de moyens et tant de besoins?

Des 8 millions investis, 4 seront répartis dans 94 CSSS. La ministre espère-t-elle vraiment qu'avec chacun 40 000$ imparti, les CSSS puissent répondre à la fois aux besoins en répit, en gardiennage, en dépannage, en maintien à domicile, en stimulation précoce et en évaluation des besoins d'adaptation de domicile?

Quatre millions serviront à améliorer l'accès aux services de réadaptation. Ce montant, partagé entre les 41 centres de réadaptation (CR) du Québec, équivaut à l'injection de 98 000$ par centre de réadaptation, soit à peine plus d'un professionnel.

Madame la ministre avance que les sommes investies permettront l'embauche de nouveaux professionnels (ergothérapeutes, physiothérapeutes, orthophonistes, etc.), mais ne précise cependant pas si ces sommes seront récurrentes. Qu'en adviendra-t-il lorsque ces budgets seront épuisés? Les personnes qui auront reçu des services pourront-elles continuer à en recevoir, ou se verront-elles brusquement coupées de leurs ressources?

Dans son communiqué, la ministre Vien affirme que le nombre de personnes handicapées inscrites sur une liste d'attente a diminué de 97% à la suite de la mise en place du Plan d'accès. Cependant, dans son suivi du Plan d'accès, le Protecteur du citoyen s'inquiétait d'un problème inhérent aux listes d'attente : celui du déplacement de l'attente. En effet, bien que les besoins soient évalués, ou que le premier service soit donné, l'attente se poursuit tout de même pour les services subséquents. La ministre considère-t-elle qu'une personne cesse d'être en attente simplement lorsqu'elle a été évaluée, et ce, même si elle n'obtient aucun service ?

Quant aux services socioprofessionnels dispensés dans les centres de réadaptation et en voie de disparition dans plusieurs régions du Québec, aucune attention n'y est portée. Pourtant, des milliers de personnes se retrouvent sans service de stage ou d'atelier de travail, obligeant des familles à assurer une présence physique en tout temps, les forçant même à quitter leur emploi. Rien dans le message de la ministre Vien ne laisse penser qu'une solution ne soit envisagée quant au déploiement de ces services.

La ministre Vien comprend la nature des problématiques mais en mesure bien mal l'ampleur. L'AQRIPH, la COPHAN et le mouvement PHAS lui renouvellent donc leur invitation pour traiter des problématiques non résolues.

L'AQRIPH, la COPHAN et le mouvement PHAS sont des organismes voués à la défense des droits des personnes handicapées et de leur famille.

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5e édition du Cabaret Accès-Cible!
Date de publication: 2011-11-02

Venez célébrer la différence et ceux et celles qui vivent dans l’entourage d’une personne vivant avec un handicap ! En effet, cette année pour marquer le coup de ses 5 ans, le mouvement PHAS tient à souligner l’engagement des frères, sœurs, grands-parents et amis de ses personnes lors d’une soirée cabaret alliant musique, théâtre, humour, sur la scène du Lion d’or. Le mouvement PHAS a pour l’occasion organisé son concours de lettre et il nous fera plaisir de vous en faire la lecture tout au long de la soirée par les voix sublimes de James Hydman, Patrick Goyette, Brigitte St-Aubin et Mario St-Amand.

Bien entendu c’est aussi une occasion d’entendre plusieurs artistes québécois sur une même scène pour un show tout en couleurs. Vous allez assister aux performances du Pascale Picard Band, Damien Robitaille, Mario St-Amand et la gang à Rambrou, Gaële, Joe Jack et John, Jipé Dalpé, Jean François Fortier, Stéphane Nadon, Gitane Larouche et des invités surprises !

Cette soirée sera animée par notre pétillante Guylaine Guay qui sera le maître d’orchestre de la soirée !

Les billets sont en vente, au coût de 20$, dès le 31 octobre à la billetterie l’Articulée 1182 boul. St-Laurent, 514-844-2172

C’est un rendez-vous le 30 novembre prochain, au Lion d’or dès 19h30, on vous attend en grand nombre !

Pour informations supplémentaires : 514-638-4777

 

Affiche Cabaret Accès-Cible

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